Le Visuel Assisté

Cette page est en cours de construction. Elle sera remplie au fur et à mesure de l’avancée de notre projet.

Qu’est-ce ce que c’est et à quoi ça sert ?

Jusqu’à très récemment, nous avions 2 solutions pour observer le ciel.

  • D’un côté, le visuel permet de regarder directement les objets du ciel avec notre œil, que ce soit avec ou sans instrument. Malheureusement, notre œil n’est pas adapté pour regarder des objets très sombres et souvent dans l’infra-rouge.
  • D’un autre côté, l’astrophotographie permet de collecter des images via une caméra ou un appareil photo. Cependant, même si ces appareils sont plus sensibles que nos yeux, une simple photographie ne permet pas d’avoir une image détaillée de nombreux objets du ciel profond tellement ils sont sombres. Pour obtenir une image détaillée, il est nécessaire de collecter de très nombreuses images, souvent plusieurs milliers voire dizaines de milliers, pendant plusieurs heures voire plusieurs nuits d’affilée. Ensuite, ces images doivent faire l’objet de nombreux traitements avant d’être empilés pour faire ressortir l’objet regardé. Le résultat n’est donc visible que plusieurs heures, voire plusieurs jours après la capture des images.

Avec la montée en puissance des ordinateurs et l’arrivée de nouveaux logiciels, il existe maintenant une 3ième solution appelée visuel assisté qui permet de traiter en temps réel les images collectées par la caméra ou l’appareil photo, et d’afficher le résultat immédiatement sur un écran. Bien entendu, le résultat ne sera jamais à la hauteur de ce que l’on peut obtenir en astrophotographie. Cependant, il permet d’obtenir un résultat immédiat.


Le matériel utilisé

Même s’il n’est pas réellement adapté à cet usage, nous nous utiliserons le télescope d’Hervé pour nos premières tentatives pour son diamètre et donc la quantité de photons collectés.

Il s’agit d’un Célestron CPC 925 :

  • Type: Schmidt-Cassegrain
  • Focale : 2350 mm
  • Diamètre miroir primaire : 235 mm
  • Diamètre miroir secondaire : 85 mm (obstruction 13 % surface)
  • Ratio f/d : 10
  • Résolution (Rayleigh) : 0,59 secondes d’arc
  • Résolution (Dawes) : 0,49 secondes d’arc
  • Grossissement minimum : 34 x
  • Grossissement maximum : 555 x
  • Sensibilité (comparé à l’œil humain) : 1127 x

La caméra utilisée pour nos tests est une caméra de récupération. Elle nous permettra de nous faire la main avant d’investir dans une caméra plus récente. Il s’agit d’une caméra monochrome Imaging Source DMK 41au02 :

  • Capteur : CCD Sony IXC205AK
  • Format capteur : 1/2 ” (8 mm diagonale)
  • Type : monochrome sans filtre anti infra-rouges
  • Taille pixels : 4,65 μm x 4,65 μm (format carré)
  • Résolution : 1280 x 960
  • Profondeur : 8 bits
  • Sensibilité à la lumière : 0,5 lx
  • Refroidissement : non

Il est à noter que cette caméra est adaptée pour imager la lune et les planètes mais pas pour des galaxies ni des nébuleuses.


Les logiciels

Nous allons utiliser SharpCap 4.0 pro (https://www.sharpcap.co.uk).


Le champ de vision

Le champ de vision est important en visuel assisté (tout comme en astrophotographie d’ailleurs). Il s’agit de ce que la caméra peut voir. Pour celà, plusieurs paramètres rentrent en jeu :

La focale

La focale (ou longueur focale) correspond à la longueur parcourue par la lumière entre l’entrée de l’instrument et son point focal. Plus cette longueur est importante, plus la portion de ciel que l’on peut regarder est petite.

Le diamètre

Plus le diamètre de l’instrument est important, plus il va capter de lumière, donc plus il va être capable de voir des objets sombres. Autrement dit, plus ce qu’il permettra de voir sera clair et détaillé.

L’ouverture d’un instrument étant un cercle, sa surface est proportionnelle au carré de son rayon (s = πr2), doubler son diamètre multiplie sa surface (et donc la quantité de lumière collectée) par 4, tripler son diamètre multiplie sa surface par 9, etc …

Le rapport focale sur diamètre

Aussi appelé rapport f/d, il s’agit du rapport entre la focale de l’instrument et de son diamètre. Il permet de mesurer la luminosité d’un instrument. Plus ce rapport est faible, plus l’instrument est lumineux.

En général, on considère que :

  • < 6, l’instrument est spécialisé dans le ciel profond
  • entre 6 et 10, l’instrument est généraliste (il permet d’observer les planètes et le ciel profond)
  • > 10, l’instrument est spécialisé dans le planétaire