Le Visuel Assisté

Cette page est en cours de construction. Elle sera remplie au fur et à mesure de l’avancée de notre projet au cours de la saison 2021-2022.

Qu’est-ce ce que c’est et à quoi ça sert ?

Jusqu’à très récemment, nous avions 2 solutions pour observer le ciel.

  • D’un côté, le visuel permet de regarder directement les objets du ciel avec notre œil, que ce soit avec ou sans instrument. Malheureusement, notre œil n’est pas adapté pour regarder des objets très sombres et souvent dans l’infra-rouge.
  • D’un autre côté, l’astrophotographie permet de collecter des images via une caméra ou un appareil photo. Cependant, même si ces appareils sont plus sensibles que nos yeux, ils ne sont toujours pas suffisamment sensibles pour permettre de photographier de nombreux objets du ciel profond tellement ils sont sombres. Pour permettre d’obtenir une photo nette, il est nécessaire de collecter de très nombreuses images, souvent plusieurs milliers voire dizaines de milliers, pendant plusieurs heures voire plusieurs nuits d’affilée. Ensuite, ces images doivent faire l’objet de nombreux traitements avant d’être empilés pour faire ressortir l’objet regardé. Le résultat n’est donc visible que plusieurs heures, voire plusieurs jours après la capture des images.

Avec la montée en puissance des ordinateurs et l’arrivée de nouveaux logiciels, il existe maintenant une 3ième solution appelée visuel assisté qui permet de traiter en temps réel les images collectées par la caméra et d’afficher le résultat immédiatement sur un écran. Bien entendu, le résultat ne sera jamais à la hauteur de ce que l’on peut obtenir via l’astrophotographie. Cependant, il permet d’obtenir un résultat immédiat.

Le matériel utilisé

Même s’il n’est pas réellement adapté à cet usage, nous nous utiliserons le télescope d’Hervé pour nos premières tentatives pour son diamètre et donc la quantité de photons collectés.

Il s’agit d’un Célestron CPC 925 :

  • Type: Schmidt-Cassegrain
  • Focale : 2350 mm
  • Diamètre miroir primaire : 235 mm
  • Diamètre miroir secondaire : 85 mm (obstruction 13 % surface)
  • Ratio f/d : 10
  • Résolution (Rayleigh) : 0,59 secondes d’arc
  • Résolution (Dawes) : 0,49 secondes d’arc
  • Grossissement minimum : 34 x
  • Grossissement maximum : 555 x
  • Sensibilité (comparé à l’œil humain) : 1127 x

La caméra utilisé pour nos tests est une caméra de récupération. Elle nous permettra de nous faire la main avant d’investir dans une caméra plus récente. Il s’agit d’une caméra monochrome Imaging Source DMK 41au02 :

  • Capteur : CCD Sony IXC205AK
  • Format capteur : 1/2 ” (8 mm diagonale)
  • Type : monochrome sans filtre anti infra-rouges
  • Taille pixels : 4,65 μm x 4,65 μm (format carré)
  • Résolution : 1280 x 960
  • Profondeur : 8 bits
  • Sensibilité à la lumière : 0,5 lx
  • Refroidissement : non

Il est à noter que cette caméra est adaptée pour imager la lune et les planètes mais pas pour des galaxies ni des nébuleuses.

Les logiciels

Nous allons utiliser SharpCap 4.0 pro (https://www.sharpcap.co.uk).

Le champ de vision

Le champ de vision est important en visuel assisté (tout comme en astrophotographie d’ailleurs). Il s’agit de ce que la caméra peut voir.

Il est défini par la longueur focale de l’instrument et par la taille du capteur de la caméra.